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Portrait par Argnani - 1913
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Maurice
Magre
Maurice
Magre naît à Toulouse le 2 mars 1877.
Auteur fécond, il est tour à tour poète,
auteur dramatique, romancier et essayiste.
Dès sa
prime enfance, il expérimente — de par cette
sensibilité exacerbée, propre au poète, éclairée
par l’intelligence du cœur, apanage du mystique — l’arbitraire
et la cruauté sociale de cette fin du XIXe siècle
et la révoltante injustice du dogme catholique qui
condamne sans indulgence le pêcheur aux flammes éternelles.
De cette conscience précoce il ne se départira
jamais.
En
1898, à 21 ans, il monte à Paris
avec en poche le manuscrit de « La Chanson des
Hommes » qui
révèle l’exceptionnelle maturité d’un
jeune poète social et humaniste. Devenu un auteur
célèbre et consacré, il est un homme
de cette « Belle Époque » dont il goûte
les drogues et éprouve les plaisirs sur un fond
de malaise spirituel.
Ce
grand amateur de femmes découvre
l’œuvre de l’une d’elles en 1919, « La
Doctrine Secrète » de madame Blavatsky,
qui marquera sa destinée du Sceau de la Théosophie.
Il rédige, en 1928, un opuscule d’une centaine
de pages intitulé « Pourquoi
je suis Bouddhiste » où il
expose les raisons qui le poussent à se tourner
vers le Dharma. Durant les treize ans qui lui reste à vivre,
il enrichit son œuvre d’une quinzaine d’ouvrages
philosophiques à l’écriture d’une
grande sensibilité et humanité.
Malgré la
maladie, il ira en 1935, dans sa soif de vérité,
jusqu’à l'Ashram de Pondichéry rencontrer
Sri Aurobindo. Ses treize recueils de poèmes,
vingt-trois pièces de théâtre, dix-neuf
romans et quinze œuvres philosophiques — dont
le présent
ouvrage — reflètent l’ardente quête
d'idéal et de beauté que Maurice Magre
mènera
jusqu'à sa mort le 11 décembre 1941. |