| Quest-ce que la Doctrine Secrète ? |
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« Elle est venue jusquà nous, la Connaissance
de Dieu et par sa venue, mon enfant, lignorance sera chassée. Elle est
venue jusquà nous, la Connaissance de la Joie et par sa venue, mon enfant,
la tristesse fuira vers ceux qui ont de la place pour la recevoir »
Corpus Hermeticum (XIII, 8)
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n ouvrage qui ne contribue pas à leffort de lHumanité
pour vaincre la souffrance ne mérite pas, à mon sens, une valorisation ni une
recommandation particulières. Et si telle nétait la biographie présentée
dans ce livre, ce parrainage ne serait quun jeu de mondanités littéraires
inutiles. »
« Mais la vie dHelena Petrovna Blavatsky ouvre, par luvre
entreprise, les Portes dOr de la Connaissance dont les hommes ont rêvé
pendant des âges jusquau dernier quart du XIXe
siècle. » « Si cette Connaissance est tant convoitée, cest quen elle
réside la solution du problème fondamental de lexistence : lignorance
du processus fatal qui pousse les êtres à naître, à souffrir, à lutter et enfin
à mourir. » « Et quont tenté de faire toutes les Religions, toutes les hypothèses
philosophiques et les spéculations métaphysiques de lintellect, si ce
nest de vouloir répondre à langoisse dêtre sans savoir
pourquoi? Devant léchec patent de ces démarches séculaires, quessaient
encore de résoudre nos sociétés si ce nest lénigme du bonheur
humain qui semble toujours fuir ? Le bien être matériel de lOccident
daujourdhui ne met pas fin aux affres de lÂme. » « Pourtant, aux questions essentielles que sest toujours posé lHumanité
sur son origine et son devenir, une Réponse magistrale a été apportée voici
un siècle dans les écrits de Madame Blavatsky par des Hommes qui ont transcendé
la souffrance pour avoir pratiqué assidûment la Science de lEsprit. Ont-Ils
été les premiers à nous donner la solution? lHistoire nous enseigne,
hélas, que non. »
« Lorsque lon se promène aujourdhui à Alexandrie, on ignore
généralement que sous ce ciel radieux sest commis, en lan 415
de notre ère, un crime qui scella le pénible détour de lévolution, en
Connaissance et en maîtrise de lexistence, de ce qui, en Occident, sarrogea
ultérieurement le titre de Civilisation. » « Celui qui sait, cependant, pourra difficilement retrouver, à quelques
trois cent mètres à louest de la place Saad Zaghlul, les lieux de cette
immolation passée car la ville semble, dans sa honte, avoir détruit lÉglise
du Cæsareum[1] pour ne jamais la relever
de ses ruines. Pourtant, non loin de là, au Siège du Premier Patriarcat dAlexandrie,
à présent église Copte, lassassin dort encore, enseveli dans la crypte,
canonisé par lÉglise et honoré par le Christianisme. » « En effet, au début du Ve siècle apr. J.-C.,
Cyrille[2] régnait en qualité dÉvêque
sur la foule dAlexandrie. Il avait été à bonne école auprès de son oncle,
Théophile, le précédant Évêque, qui fut un homme
audacieux et pervers [
] dont les mains se souillaient alternativement
dor et de sang
»[3].
Cyrille déchaîna les chrétiens et les moines incultes du proche désert de Nitrie
sur une jeune femme dont la seule faute était denseigner les Mathématiques,
lAstronomie, la Philosophie et de bien connaître la Théurgie : Hypatie[4],
fille du mathématicien Théon et dernière étoile de la Sagesse Antique. En effet,
Hypatie, dans les cours publics quelle donnait et que fréquentaient les
esprits les plus brillants de cette époque, dissipait,
avec trop de succès, les voiles qui obscurcissaient les mystères
religieux inventés par les Pères [de lÉglise] pour
que ceux-ci ne la considérassent pas comme dangereuse[5].
Ce fut pourquoi un jour, pendant le Carême de lannée 415, alors que du
Musée elle se rendait chez elle[6], elle
fut arrachée de son char par une populace fanatique qui, excitée par lÉvêque
et menée par Pierre le Lecteur, se saisit delle. Ce fut alors la folie.
Des gourdins sabattirent sur elle et, dans ce cortège de violence, elle
fut traînée dans son sang jusquà lÉglise du Cæsareum, près des
marches du sanctuaire. Ses vêtements arrachés, des dizaines de mains sauvages
se mirent à la déchiqueter avec des coquilles dhuîtres[7].
On alla même jusquà racler les os. Lamas sanglant fut ensuite
porté en un lieu appelé Cinaron et brûlé. »
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La mise à mort d'Hypatie, philosophe, mathématicienne
et théurge grecque (370 à 415 ap. J.C.)
Illustration de J. Augustus Knapp © Mandly P. Hall
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« Cette mise à mort révéla, de façon brutale, le sort que le Christianisme
naissant avait commencé à réserver et quil réserverait à
lavenir au Patrimoine Culturel et Méditerranéen de lHumanité.
De fait, en ce temps-là, et grâce aux Édits de Théodose Ier[8],
de nombreux Pères sacharnèrent sur tout ce qui était susceptible
de démontrer limposture devant asseoir la religion quils érigeaient:
manuscrits, cultes anciens, écoles de philosophie, statues des Dieux lesquels
représentaient en fait les Grands Principes Universels ; tout fut brûlé
ou détruit à coups de pioches et les propagateurs de lAncienne Sagesse
furent persécutés ».
« Cet événement est relaté ici avec insistance parce quil stigmatise
bien cette époque et quil permettra peut-être de prendre conscience de
lorigine du contexte religieux et culturel dans lequel la majorité de
nos contemporains, en Occident et au Moyen Orient, vivent depuis lors. Il fera
également comprendre pourquoi la Science moderne devint essentiellement matérialiste
lorsque lHumanité, privée de sa mémoire véritablement historique, se
réveilla à la fin du XVIIIe siècle[9]
pour rechercher, à sa façon, la Connaissance.
« Il convient donc de se pencher brièvement sur le contenu de cette terrible
dispersion. »
« Issue du Nord de lInde[10],
des centaines de milliers dannées avant J.-C., puis transmise à lÉgypte,
à la Chaldée, et, comparativement de façon plus récente, en Grèce, la Connaissance
des Lois Universelles régissant lUnivers (le Macrocosme) et lhomme
(le Microcosme) ainsi que la mise en uvre de celles-ci (donc les pratiques
liées à lascèse fondant lévolution harmonieuse de lêtre)
était dispensée dans des Temples auxquels pouvaient accéder tout homme et toute
femme instruits et dont léthique intègre était solidement établie. »
« Cette Doctrine était secrète et seules les élites en bénéficiaient car
les masses, encore incultes car soumises, pour la plupart, à un statut social
inférieur empêchant toute instruction, devaient être préservées de toute utilisation
destructrice de ce Savoir. Aussi, se manifestait-elle pour le peuple sous la
forme dune religion, celle-ci nétant que lexpression
allégorique des Lois Universelles. En réalité cet Enseignement était unique
et commun à tous les peuples mais il empruntait, pour se concrétiser, un symbolisme
adapté à la nature propre des ethnies contactées. Cest pourquoi, sous
des apparences multiples, la même Vérité était diffusée. »
« Sagissant de lensemble des Lois de lUnivers, la
Doctrine secrète englobait donc, dans son champ dappréhension, tous les
Plans existant dans le Cosmos et, en conséquence, ce que nous nommons matière
et esprit:
- Elle expliquait « les Mathématiques sacrées » ou « Science
des Nombres » et son complément indispensable, lAstronomie
qui permettait de comprendre lordonnancement des Énergies et des Mondes,
appelés aussi « Dieux » et de ce symbolisme vint le mot « Théogonie » :
la « Genèse des Dieux ». Explicitant le monde dense dans lequel
nous vivons, elle enseignait les Mathématiques « terrestres », et
considérant laction des Forces Cosmiques sur les êtres et les choses,
elle sadonnait donc aussi à lAstrologie.
- Connaissant les propriétés cachées des trois grands règnes de la Nature
et les forces du psychisme humain, elle offrait une Médecine efficace et lanesthésie
par hypnose; sagissant daccélérer lévolution de la matière
en opérant une mutation de lélectromagnétisme initial inhérent à celle-ci,
elle permettait duvrer tant sur les minéraux (transmutations
métalliques), les végétaux, que sur le corps humain (absorption de certaines
substances); elle divulguait ainsi les principes de lAlchimie.
- Sattachant au « bonheur » véritable de lhomme, elle
offrait à celui-ci les moyens de maîtriser en premier lieu sa propre nature
et ensuite son environnement, en divulguant les deux Phases de la Magie ou Théurgie :
- La Purification ou Art de soumettre lÉlectromagnétisme individuel
à laction de lÉlectromagnétisme Universel afin de dénouer
lentrelacement névrotique des énergies structurant le psychisme et
lintellect et de permettre ainsi lémergence de la Divinité
en lhomme. Sont incluses entre autres dans ces techniques la concentration,
la méditation ainsi que laction du souffle, de la visualisation et
de certains Sons, sur certains centres subtils de lêtre humain.
- Laction sur lenvironnement (guérison, matérialisation,
etc.), par la mise en uvre via le Pouvoir du Verbe ou dêtres
subtils planétaires et de hiérarchies élémentales de lÉlectromagnétisme
Universel agissant dans ses spécificités.
« Fondée sur des Rites, une Gestuelle précise et lusage de figures
géométriques, la Théurgie était cérémonielle ou opérative;
utilisant la Science du Verbe, elle mettait en uvre la véritable Kabbale. »
« Cet Enseignement diffusait, en conséquence, les fondements, non seulement
de ce qui est devenu aujourdhui la Science Moderne, dans
les multiples domaines de cette dernière, mais aussi de la constitution complexe
des êtres et du principe essentiel quest, dans lUnivers, le phénomène
de la Conscience. »
« De cette exhaustivité résultait un pouvoir dagir sur la matière
ainsi que sur la structure subtile de lêtre humain que la Science occidentale
et les religions ignorent encore. »
« Toutefois, au cours des millénaires, la transmission de cette Doctrine
secrète suivit deux voies divergentes :
- En Orient, elle survécut, dans un premier temps, dans les Écoles secrètes
Védiques, au Nord de lInde doù elle fut originairement
divulguée et vers lesquelles sacheminèrent, dÉgypte,
de Grèce et dAsie Mineure, dès la fin du IIe
siècle de notre ère, des manuscrits précieux que les remous de lHistoire
occidentale sapprêtaient à détruire. »
« Elle se concentra, à partir du VIIe siècle,
au Tibet. Ce fut le premier Roi Bouddhiste, Song Tsen Gam-po, qui fit venir
de lInde, à cette époque, des manuscrits inestimables et sauva donc
ceux-ci de la destruction devant frapper par la suite, en Inde-même, de
nombreuses traces écrites de lEnseignement. Naropa, lInstructeur
Indien, légua, au XIIe siècle, dautres
manuscrits à Marpa le Traducteur qui les ramena au Tibet. Lorsquau
XVe siècle, le Grand Tsong Kaparé forma le Bouddhisme
Tibétain, cette Doctrine dans toutes ses disciplines : Cosmogénèse,
Anthropogénèse, Médecine, Astronomie, Astrologie, Théurgie, etc.
était déjà entièrement sauvée de lobscurantisme qui était tombé sur
le monde. Le Tibet allait préserver ainsi, dans le silence de ses Monastères
inaccessibles, la Mémoire humaine. »
- En Occident : par le cours de lHistoire, cette Connaissance Globale
Antique devint éparse et socculta de plus en plus car son fondement
le plus efficace, la Théurgie, constituait un instrument de destruction
aux mains dhommes à léthique peu sûre, qui avaient accès dune
façon ou dune autre à ce Savoir particulier, ce pouvait être
la caste des prêtres elle-même. »
« Ainsi, dès le XIVe siècle avant J.-C.,
laccès à lEnseignement de la Doctrine secrète dans les Temples
dÉgypte devint de plus en plus difficile. Il existait, certes, et
des Initiés célèbres, postérieurs à cette charnière du temps, reçurent leur
formation, mais la quête de lInitiation était devenue plus ardue
et, au Ve siècle avant J.-C., même en Grèce, les
Grands Mystères, Écoles de Sagesse secrètes, étaient déjà tombés, en réalité,
en désuétude. Il en était de même des Écoles de Sagesse chaldéennes qui
continuaient, via de nombreuses Sectes, à diffuser lEnseignement,
mais celui-ci était de plus en plus secret. »[11]
« Cétait donc cette Doctrine secrète que Pythagore de Samos divulguait
à Crotone au VIe siècle avant J.-C. et dont Platon,
qui avait beaucoup appris en Égypte[12],
révélera un siècle et demi plus tard les aspects essentiellement philosophiques. »
« Ceux-ci recelaient notamment le concept de la Triple Nature Divine dont
se sont emparés les Pères de lÉglise, près de huit siècles plus tard,
afin dasseoir le Dogme de la Sainte Trinité. »
« À Alexandrie dailleurs, un siècle avant J.-C., les Juifs divulguèrent
un traité de Philosophie contenant les préceptes de lÉcole Platonicienne.
Cet ouvrage devint pourtant, pour les Pères, le Livre de Sagesse de Salomon
dont aucun original en hébreu ne fut jamais trouvé. »
« Toutefois, à la fin du IIe siècle de notre
ère, la Doctrine secrète commençait à se restructurer en Occident. Elle était
diffusée à Athènes et à Alexandrie où, Ammonios Saccas, abordait dans ses cours,
sous le nom de Théosophie Éclectique, aussi bien la Cosmogénèse
(Étude de lEssence Divine infinie de lUnivers, Se manifestant
par des Mondes : Mathématiques, Astronomie, etc.), lAnthropogénèse (Étude
lhomme en tant quaspect de lÂme Universelle) et la Théurgie
(uvre Divine permettant à lhomme de dépasser sa condition et atteindre
le règne divin). Ce dernier ou troisième aspect de lEnseignement, ainsi
que lappréhension exhaustive des deux précédents, était confidentiel. »
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| Platon |
« Cependant, la Théurgie, en raison de
la confusion qui en était faite avec la sorcellerie,
fut rejetée, dans un premier temps, par les disciples
— mêmes dAmmonios (Plotin, et le successeur
de ce dernier, Porphyre); puis ceux-ci ladoptèrent mais
jamais officiellement à la suite de leur
propre Initiation et du brillant exposé de Jamblique
dans son De Mysteriis
sur cette Science Divine. »
« Une diffusion plus ouverte de la Doctrine, fondée sur les Enseignements
exotériques de Platon se fit au IIIe
siècle et donna naissance à lÉcole Néoplatonicienne. Les
textes et discours officiels de ces auteurs se référaient à laspect purement
philosophique car les pratiques devant mener à lextase dont la
Catharsis (purification) par la Théurgie nétaient
pas divulguées. »
« Un siècle après, à la fin
du IVe siècle de notre ère,
les Pères se résolurent à détruire
le Platonisme et, dans ce contexte général dignorance
violente, la théorie de
la persécution fut établie
par Théodose dont les
saints de lÉglise ont loué la justice
et la pitié.[13]
« Cétait donc cette Doctrine quenseignait, en partie, publiquement,
Hypatie dont le meurtre mit fin à la protection dont bénéficiaient les Adeptes
de lÉcole Néoplatonicienne dAlexandrie en raison de lheureuse
influence quavait exercé la jeune femme sur Orestes, Préfet dÉgypte
et résidant dans cette ville. Déjà, en 391[14],
le Sérapeum, fille de la Bibliothèque dAlexandrie, qui
contenait de précieux témoignages de la Connaissance, avait été mis en pièces
et les parchemins jetés au feu[15]. Une
horde de fanatiques avait tout saccagé, pendant que Théophile, son Évêque, excitait
lassistance[16]...
La mort dHypatie reste donc le symbole du tournant décisif qui sopéra
au Ve siècle de notre ère quant à lévolution
ultérieure des peuples du Moyen-Orient et dOccident. » « Cette destruction, dont les chefs spirituels
de lÉglise dirigeaient ou plutôt excitaient la furie[17],
substitua au Connais-toi toi-même et tu connaîtras lUnivers et
les Dieux, la devise qui allait gouverner les esprits jusquaux
premiers pas de la Science Moderne: Crois, sans chercher à savoir.
Étaient ainsi évitées des investigations très dérangeantes sur lorigine
non seulement de certains dogmes du Christianisme mais aussi des Sacrements
et du Cérémonial Théurgique de ce dernier. »
« Ce détournement fut le fait volontaire dhommes, avides de pouvoir,
manipulant le plus grand nombre. Avec le temps, lesprit dinquisition
et de soumission aux dogmes chrétiens instauré par la politique religieuse de
Théodose Ier généra en Occident, au sein de lÉglise Catholique
et Romaine, la torture et la mise à mort de tout contradicteur ainsi
quun système pernicieux dasservissement de la pensée collective
en général et des dirigeants politiques en particulier. »
« Destruction longue et douloureuse qui fit périr sur des bûchers, errer
sur les routes dEurope ou fuir dans le monde musulman ceux qui sadonnaient
à la résurrection de cette Auguste Science! Et ce furent des philosophes arabes
des Écoles de Cordoue et de Bagdad, qui réussirent à en sauver de précieux fragments...
En réaction, certains hommes se réunirent, ils formèrent ainsi des groupes liés
par serment de silence en raison de la terreur prévalante. Kabbalistes juifs
et chrétiens, Soufis, Alchimistes, Mages, tous reformèrent la grande famille
de lHermétisme, nantis de documents rescapés du ravage, généralement
tronqués et dont le symbolisme sibyllin portait à interprétation diverse. »
« Les agissements de certains, commencés au IVe
siècle de notre ère, puis poursuivis bien plus tard, portèrent donc préjudice
au Christianisme, dune part par la divulgation dune doctrine dévitalisée
de ses Sources Intelligentes et, dautre part, par la cruauté exercée
pendant des siècles. Mais, malgré lhorreur ici évoquée, le Message du
Christ na pu être souillé: bien au contraire, il fonda la Quête spirituelle
sincère de milliers dhommes et de femmes et fit de certains des êtres
dexception, accédant même à lIllumination. »
« La fusion de la Sagesse Antique avec les Fondements Christiques aurait
pu être un instrument déducation accélérée des masses dont nombreux,
selon les progrès individuels réalisés, auraient eu ainsi la possibilité daccéder
à lInitiation dune Connaissance plus haute et plus opérative ». « Mais aujourdhui encore, licône de Saint Cyrille
est vénérée et les fidèles des Églises dOrient peuvent, selon la coutume,
y déposer un pieux baiser.. ».
« Cette Doctrine secrète nest pas morte. Longtemps gardée sous
le boisseau, elle fut portée pour la première fois à la connaissance du public
à la fin du XIXe siècle. »
« Reprenant le Flambeau laissé officiellement pour éteint au Ve
siècle, Helena Petrovna Blavatsky divulgua les deux premiers aspects de la Théosophie
Éclectique tendant à réconcilier toutes les religions dans un système fondé
sur des Vérités Éternelles : Cosmogénèse et Anthropogénèse, soit la formation
de lUnivers et des mondes ainsi que la genèse et la structure occulte
des 5 règnes de la Nature, selon les diverses phases de leur évolution respective:
minéral, végétal, animal, humain et divin car laccomplissement
final, pour ce cycle planétaire, dun être humain a également été décrit,
techniquement, méthodiquement, scientifiquement. »
« Ces mots peuvent sembler abstrus et daucuns ne se sentiront
pas concernés par cette énumération. Pourtant, là réside le plus beau cadeau
que lHumanité ait jamais reçu depuis fort longtemps... » « Ouvrant enfin grandes les portes des Temples de Traditions diverses,
Helena P. Blavatsky décrypta, en un langage adapté au monde moderne, les Symbolismes
multiples sous lesquels sétait exprimée la Connaissance Unique ; révélant
le fil dor qui les unissait tous, elle offrit aux hommes les Clés de
la Compréhension de lUnivers afin que ceux-ci pussent appréhender le
monde dans lequel ils vivaient, savoir ce quils étaient et connaître
le but quils devaient atteindre individuellement (par la Voie accélérée
dite Initiatique) ou collectivement (Voie lente de lévolution
globale décrite par phase). » « LHumanité venait de renouer avec ses Origines et avait un Devenir.
LÉternité de la Vie à conquérir par le développement de la Conscience
nétait plus affaire de foi ou de dogme. Elle est le fondement même de
lUnivers car telle est la Loi. » « Si Helena P. Blavatsky prononça le réquisitoire le plus solidement argumenté
contre lÉglise et contre toute religion destructrice ce
ne fut pas pour ternir lImage du Christ mais pour sauver celle-ci de
lutilisation malsaine qui en fut faite. Les
Prêtres vous ont affirmé lexistence de lEnfer éternel auquel vous
destinait une seule pauvre vie dignorance et donc derreurs; ils
ont garanti leur service comme seul intermédiaire possible entre vous et votre
salut, sattachant à faire disparaître jusquaux traces, la Science
des Mages et des anciens Hiérophantes qui avait le pouvoir de vous libérer de
vos maux. Voilà ce quen substance Helena P. Blavatsky écrivit. » « Ce fut cette Vérité quelle redéfinit sous lancien nom
de Théosophie et dans ce même contexte nous détenons delle
la synthèse la plus brillante qui fût jamais faite des Religions, des Mythes
et de toutes les Écoles Philosophiques passées. Luniversalité de la véritable
Connaissance venait dêtre démontrée. » « A linstar des Professeurs de la Sagesse Antique, elle sattacha
à recourir sans cesse au stade atteint, dans son siècle, par la Science et lexpression
de la spiritualité générale afin de restaurer à nouveau la Philosophie et lascèse
conduisant aux Mystères. »
« Cependant, en raison de la remise en cause fondamentale des anciennes
structures que générait son Message (les religions et leurs églises respectives,
les mouvements ésotériques occidentaux en mal dun Judéo-Christianisme
quils tentaient dennoblir, les doctrines de lInde pétries
dans une orthodoxie conservatrice et déviée, le spiritisme saccrochant
à des croyances malsaines, la Science engoncée dans le matérialisme, le positivisme
et le mécanisme, enfin le sexisme sexerçant à lencontre dune
femme uvrant dans un domaine que les hommes se sont réservé depuis toujours...),
Helena Petrovna Blavatsky fut vilipendée. Mais ce rejet même plaide pour la
grandeur de son travail car elle subit ainsi le sort que les hommes ont toujours
réservé à ce quils ne pouvaient immédiatement comprendre et qui dérangeait
leur confort social, mental ou religieux. »
« En conséquence, sattarder ici sur le discrédit dont elle fut
victime serait jeter sur la splendeur de luvre les vagissements
de lignorance et laveuglement des passions. » Mes livres, disait-elle dailleurs,
ne seront compris quà la fin du prochain siècle. Nous y
sommes. Elle aurait pu ajouter: Mon uvre
et ma vie elle-même, tellement liée à Ceux Qui menvoyèrent ne seront
compris que dans un siècle. Il est vrai que son Enseignement fait
bonne récolte de nos jours et que linsolite qui a pavé sa vie est mieux
à même dêtre expliqué. »
« Quant à aborder à présent,
la problématique générée par Ceux
Qui, à travers elle, délivrèrent cet
Enseignement, Ceux que lon appela les Maîtres
de Mme Blavatsky... , lart
dagréer vaut mieux que celui de convaincre.
Cest pourquoi il appartient à chacun de forger
ses propres convictions au regard de ce quil aura saisi
du Message. »
« En vérité, pour appréhender ces Grands Êtres, les critères de jugement
de notre mental actuel ne suffisent pas car Ils ne sont perçus quà travers
un certain battement du cur et la transparence de lesprit. Nous
Leur devons, néanmoins, la charité davoir placé sous les yeux des hommes
la Réalité Sublime de lAdeptat, sexposant ainsi Eux-mêmes à lincompréhension
du plus grand nombre pour le bénéfice du plus petit. » « Cependant, des Écoles ont fleuri en faisant appel, à juste titre, aux
Maîtres, Ceux-là - mêmes quHelena. P. Blavatsky révéla
au monde. Et en ces jours de mutations profondes, il semble que la notion de
Fraternité Transhimalayenne devienne, pour un grand nombre, lEspoir
de renouer avec le Courant de Vie. » « A défaut de cette perception subtile, il est regrettable que les Maîtres
et Leur Disciple aient été bannis par ceux-là mêmes à qui ils avaient enseigné.
Si nul nest prophète en son pays, Helena P. Blavatsky ne
le fut point dans la Société Théosophique ». « Mais il fut écrit: Périsse la Société
Théosophique plutôt que de se montrer ingrate envers H.P.B. Cette
phrase, en raison de la qualité de son Auteur, a-t-elle eu le Pouvoir du Verbe
? »[18]
« Toutefois, le Message dHelena P. Blavatsky a pénétré une grande
partie des mentalités. Cest une victoire, une victoire fabuleuse, lorsque
lon considère le sort affreux qui fut réservé à Cagliostro, pour ne citer
que le dernier grand martyr de lInquisition.. ».
« Elle influença les philosophes, les artistes et les savants qui découvrent
de plus en plus, et lexpriment par des formules mathématiques que la matière est lesprit densifié... La notion
dénergie et de vibration, quant à la définition
dune réalité donnée, nous vient de la Doctrine Secrète, uvre maîtresse
dHelena P. Blavatsky. »
« De plus, cette victoire est dautant plus réelle que le messager
semble oublié ou inconnu tant lEnseignement sest distillé dans
le vocabulaire quasi - quotidien de ceux-là mêmes qui ne se targuent pas dOccultisme.
Ainsi entend-on de plus en plus fréquemment, même par les médias, dans le discours
courant, les expressions suivantes, digérées, intériorisées, normalisées: Cest
mon karma. Peut-être est-ce dans une vie passée que...
Une vision astrale, mon corps astral, une
belle aura, etc. Et sil arrive que certains, parmi le grand public,
dénigrent ce médium, voire cet imposteur, ils nont
pas moins intégré une série de notions psychologiques appartenant à la pensée
blavatskienne. » « Par ailleurs, non seulement Helena P. Blavatsky désenclava, en Occident,
les milieux poussiéreux de lEsotérisme mais elle fut la cause directe
de lessor extraordinaire de ce dernier. Dans les milieux des Ésotéristes,
les plus sérieux ne peuvent pas manquer de se référer à son uvre; les
plus négligents préfèrent annoncer les Vérités quelle a révélées, dans
les termes mêmes de leur auteur, sans la citer ; certains même créent
tout un système métaphysique, réplique exacte de son Enseignement, en déniant
ouvertement leur source... » « Cela est, en réalité, sans importance. Existe-t-il un plagiat dans le
monde des idées ? Celles-ci circulent... et bienheureux celui qui capte les
plus sublimes. On se réchauffe du soleil sans même le voir, et on pense de plus
en plus, sans le savoir, selon limpulsion investigatrice donnée par le
Message théosophique. Si les rayons éclairent, faut-il pour autant adorer le
disque de lumière lorsque lEsprit vivifiant est au delà de cette apparence?
La transcendance de la Doctrine salvatrice doit
seule être considérée et peu importe ce qui advient de lÉmissaire.
Ce sont des propos quHelena P.Blavatsky aurait pu tenir. »
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« Il était souhaitable quexistât un ouvrage sérieux en langue française
sur la vie dHelena P. Blavatsky et cette biographie, présentée dans ce
livre, si elle est dune lecture captivante, est néanmoins un travail
objectif dhistorien, une enquête fondée sur des sources de première main,
les seules qui puissent fournir au lecteur matière à former sa propre opinion. » « Pareille démarche constitue une excellente introduction à la question
fondamentale des Sources de la Tradition Ésotérique. Là est lintérêt
de cet ouvrage. »
« Si donc, après avoir lu ce livre, létudiant
sincère ou lhonnête homme de notre siècle,
se plongent dans la lecture directe des uvres de Mme
Blavatsky, ils comprendront la valeur de lEnseignement
Traditionnel que nous avions perdu pendant longtemps mais
que les hauteurs du Tibet avaient préservé.
Si ce Prologue sest tant attardé sur la Connaissance
Ancienne et sur le circuit de la transmission de celle-ci,
cest pour tenter de susciter, hors de toutes querelles
religieuses ou philosophiques, en toute vérité,
une prise de conscience des possibilités quoffrent
les Enseignements divulgués actuellement à
linstar du IIe siècle
de notre ère sous le nom de Théosophie. »
« Appréhendant peut-être à
présent la valeur universelle de ce qui est offert
sous cette étiquette séparatiste,
par définition, et donc limitative tout
chercheur de bonne volonté sempressera immédiatement
de lôter car il aura compris que la Théosophie
est la Science permettant daccéder à la
Sagesse Divine; il ne cantonnera plus celle-ci à une
philosophie occulte, parmi tant dautres, délivrée
par une dame russe à la fin du XIXe
siècle; bien au contraire, il saura quen réalité
on ne peut saffirmer Occultiste ou Ésotériste
sans se dire Théosophe. »
« Par la libération complète de la souffrance, cet Enseignement donne,
en vérité, les prémisses fondamentales conduisant lêtre humain
à la plus grande de toutes les victoires qui puissent échoir à un mortel. »[19]
« Et puissent Ceux Qui guident les destinées humaines vers cette Victoire
accorder aux chercheurs sincères la Compréhension du Chemin et la Volonté dy
uvrer afin de conquérir lEspace et lÉternelle Conscience. »
Alexandre
Moryason, 1992
(1) Caesareum
ou Kaisareion : Temple érigé par la célèbre Cléopâtre VII Philopator en
lhonneur dAntoine. Octave Auguste le consacra au Culte Impérial
et il prit le nom de Sebasteum. Au début du IIIe siècle
de notre ère il fut détruit et à la même place et avec les mêmes matériaux fut
construite une cathédrale appelée « église
du Caesareum ». Après des vicissitudes, elle
disparut en 912 à la suite dun incendie. En 415, Hypatie y trouva la
mort.
(2) Cyrille avait
succédé, depuis le 12 octobre 411, à son oncle au siège du Patriarcat lorsquil
suscita le meurtre dHypatie.
(3) Cf. Edward Gibbon
« Histoire de la décadence
et de la chute de lEmpire romain ».
(4) Musicologue et
brillante mathématicienne - spécialiste des sections coniques - Hypatie écrivit
divers traités. Elle apprit également le Théurgie avec Plutarque dAthènes.
Elle était vénérée comme un véritable Guide spirituel par ses contemporains
lettrés dont Synésius de Cyrène qui devint Évêque de Ptolémaïs 3 ans avant la
mort de la jeune femme.
(5) Cf. « Isis
dévoilée » de H.P. Blavatsky, vol. 2, p.283.
Éd. Adyar.
(6) « École »,
appelée « Musée » :
Université faisant partie du Palais royal et construite
au IIIe siècle av. J.-C. par Ptolémée Soter. Les savants de différentes époques
en étaient membres. Le mathématicien Théon est lun des représentants
les plus connus du Musée ainsi quHypatie. La grande bibliothèque dAlexandrie,
que de mythiques incendies auraient ravagée, était située dans le Musée, érigé
dans lenceinte du Palais royal. (cf. « La
véritable histoire de la Bibliothèque dAlexandrie » de
L. Canfora, Éd. Desjonquières-1988).
(7) Hesychius (Meursii
opera, t. VII), cité par E. Gibbon.
(8) Édits de Théodose
Ier, Empereur de lEmpire romain, pris entre 380-394 de notre ère contre
les « hérétiques »
(9) Ce fut le savant
Lavoisier qui, faisant fi des fondements hermétiques de ma Science diffusée
jusqualors (Newton, Kepler, etc.) donna à celle-ci des critères essentiellement
matérialistes.
(10) LInde
est considérée comme « point de départ » - 850.000 ans environ avant
J.C. - car une explication plus vaste deviendrait une exégèse, ce que H.P. Blavatsky
fit mieux que quiconque dans « La Doctrine
Secrète ».
(11) Toutefois le
Temple dHéliopolis continua dofficier secrètement jusquà
ce que Théodose 1er ordonnât la fermeture de tous les sanctuaires
de la Vallée du Nil.
(12) « Platon parcourut lÉgypte
afin de recevoir des prêtres étrangers la Science des Nombres et des choses
célestes » : Cicéron, « De
Finibus », V, 25.
(13) Théodose 1er
et ses édits, cités dans la note 6. Cf. E. Gibbon. Ibidem.
(14) Destruction
du Serapeum : A. Marcellin donne comme date 389 et Prosper 391.
(15) Le Serapeum
ou Temple de Sérapis se trouvait dans le quartier égyptien de Rhacotis. Il était
dépositaire de milliers de rouleaux qui étaient des doubles de ceux que contenait
le Musée.
(16) Cf. E. Gibbon.
Ibidem
(17) Cf. E. Gibbon.
Ibidem
(18) Lettre du Mahatma
Morya n° 32 incluse dans les « Lettres des
Maîtres de la Sagesse » 2e
série, p.68. de lÉd. de 1926.
(19) « Milarepa
ou la vie de Jetsün Kahbum ». Éd. Maisonneuve
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