’élément fondamental du Rapport Hodgson était le résultat
de l’analyse graphologique
effectuée aux fins de découvrir si les lettres que
Mme Coulomb avait en sa possession étaient bien de l’écriture
d’H.P. Blavatsky ; ces lettres, rappelons-le, auraient
contenus des « aveux » de la part de Mme Blavatsky
à Mme Coulomb de la « fabrication » des Lettres
des Adeptes et donc d’une origine frauduleuse de celles-ci.
Si l'on avait pu croire Mme Blavatsky sur parole, ainsi
que de nombreux témoins qui avaient considéré comme impossible
un trucage de ses « phénomènes » et notamment
la réception des « Lettres des Mahatmas », la
question aurait été plus simple. Aussi étonnantes qu'elles
fussent, les explications que donna H.P.B. étaient suffisantes
pour rendre compte de tous ses « phénomènes ».
Alors l'enquête aurait dû uniquement porter sur ce type
de ressources, encore cachées ou non développées, de la
psyché humaine.
Remarquons, toutefois, que la force de la présomption favorable
réside dans la qualité des multiples témoins directs des
démonstrations d'H.P.B. Il faut toujours se souvenir que
ceux-ci ne furent pas plus dépourvus de jugement que le
lecteur contemporain, intelligent et soucieux, à juste titre,
de ne pas s'en laisser compter. Leurs témoignages sont agrémentés
de toutes les considérations qui démontrent leur prudence
et leur capacité d’examiner lucidement chaque hypothèse
de fraude.
Le récit, entre autres, qui est donné par Dr Hübbe Schleiden
et de M. Rudolph Gebhard - qui furent confrontés à des manifestations
différentes de ces envois de « messages » de la
part des Mahatmas, et ce, à des centaines de kilomètres
d’H.P.B. - fournit à lui seul matière à se former une opinion
en faveur de Madame Blavatsky.
Il faut encore rappeler que c'est à la suite d'un contact
très amical du Colonel Olcott, alors Président de la Société
Théosophique, avec la Société de Recherche Psychique, que
celle-ci s'était intéressée à l'extraordinaire « cas »
de Mme Blavatsky. H. S. Olcott et A. P. Sinnett déploraient,
en effet, que pareil déploiement de prodiges se déroulât
toujours en petit comité, en fonction du « caprice »
d'H.P.B. Ces deux esprits « occidentaux » rêvaient
depuis longtemps de voir contrôler ces phénomènes par une
instance scientifique compétente. Ils attendaient de ses
conclusions qu'elles levassent les ambiguïtés entourant
nécessairement des « expériences » produites en
dehors de tout contrôle d'une compétence reconnue.
Une enquête a été faite, cent
ans plus tard, par le Docteur Vernon Harrison, sur
le déroulement de celle qu’avait faite son prédécesseur
en 1884-1885 sur l’analyse graphologique et sur l’interrogation
des témoins oculaires des « phénomènes » produits
par Mme Blavatsky.
C’est là le contenu du Rapport Harrison
d’avril 1986.