| Les Maîtres |
| et la
création de la Société Théosophique |
« Ce n'est qu'après sa création [de
la ST] qu'elle [HPB]
devint l'instrument choisi par les Maîtres
connus de la Théosophie
comme étant Morya, Koot Hoomi et Djual
Kul »
Paul Johnson
The Masters Revealed
:
Madame Blavatsky
and the Myth of the Great White Lodge,(p.118).
'est en fait de 1851, puis au cours des
rencontres suivantes avec le Mahatma Morya, à Londres,
qu'H.P.B. date les indications qui lui sont fournies
sur son rôle
futur d'Agent de son Maître. Certes, le billet de 1851
(voir supra) ne comporte
pas l'indication de sa mission. Cependant, de nombreux écrits
ultérieurs commentent les
conversations qu'H.P.B. a eues avec le Mahatma sur
la nature des exigences de ce dernier.
Dans son enfance, elle [H.P.B.] avait souvent
vu près
d'elle une forme Astrale qui toujours semblait
arriver au moment d'un danger et la sauver juste à l'instant
critique. H. P. B. avait appris à regarder
cette forme Astrale comme un ange gardien, et
pensait qu'elle devait être sous Sa garde
et sous Sa direction.
Alors qu'elle était à Londres
en 1851, avec son père, le Colonel Hahn,
elle se promenait un jour, lorsqu'à son
grand étonnement elle vit dans la rue
un Hindou de haute taille avec quelques princes
hindous. Elle le reconnut immédiatement
comme étant la personne qu'elle avait
vue dans l'Astral. Son premier mouvement fut
d'aller vers Lui pour lui parler, mais il lui
fit signe de ne pas bouger et elle resta comme
sous l'influence d'un charme tandis qu'il passait.
Le lendemain elle vint dans Hyde Park pour faire
une petite promenade afin de pouvoir être
seule et libre de penser à son
extraordinaire aventure. Levant les yeux, elle
vit la même forme l'approcher, et alors
Son Maître lui dit qu'il était venu à Londres
avec les princes hindous pour une mission importante
et qu'il avait désiré la rencontrer
personnellement, parce qu'il voulait lui demander
sa coopération pour un travail qu'il allait
entreprendre. Il lui apprit alors que la Société Théosophique
allait être formée et qu'il désirait
qu'elle en fût la fondatrice. Il lui fit
clairement entrevoir tous les soucis qu'elle
aurait à endurer et lui dit aussi qu'elle
devrait passer trois années au Tibet
afin de se préparer à cette importante
tâche.
Après trois jours de sérieux examen
et de conversation avec son père, H.P.B.
se décida à accepter l'offre qui
lui était faite et, peu après,
elle quitta Londres pour se rendre aux Indes.
Confidences d’H.P.B. à C.
Wachtmeister : « La Doctrine Secrète
et Mme Blavatsky » - Ed. Adyar - p. 85 |
P. Johnson considère-t-il
tous les témoignages d'H.P.B. ou ceux de ses proches
comme des mensonges lorsqu'ils sont contraires à ses
conjectures ? Nous verrons le document de 1851 systématiquement « oublié » dans
son ouvrage.
En conséquence, s'il est vrai que les Mahatmas paraissent « officiellement » après
la création de la S.T. comme les Inspirateurs de celle-ci,
il n'en reste pas moins qu'H.P.B. multiplie, notamment
auprès de sa famille, et dès son enfance, les allusions
aux « Radja Yogi » qui dirigent sa vie.
De plus, en ce qui concerne Djwhal Khul, il n'apparaît
nulle part que celui-ci soit considéré, à cette époque
du moins, comme un « Maître ». Dans les Lettres
des Mahatmas, Djwhal Khul parle du Mahatma Kout Houmi
comme étant son Maître, impliquant par là qu'il est
lui-même
un disciple (chéla) :
Je suis extrêmement occupé avec
des préparatifs d'initiation. Plusieurs
de mes chélas (Djoualkhoul
parmi d'autres) s'efforcent d'atteindre « l'autre rive ».
Fidèlement
vôtre.
K.H.
Lettres des Mahatmas
- p. 235
(LETTRE N° XXV
- Dernières additions aux notes sur le
Devachan
Reçue le 2 février 1883) |

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