a façon dont les « preuves »
de la culpabilité de Mme Blavatsky ont été
prises en considération depuis un siècle est
l'illustration même des difficultés rencontrées
dans l'abord des sujets propres aux disciplines ésotériques.
La procédure d'enquête employée est fautive
sur tous les points. Elle est entachée de subjectivité
au point d'ignorer systématiquement les éléments
contraires aux a-priori avec lesquels les problèmes
sont abordés.
Le poids de ces préjugés est tel qu'une accumulation
d'erreurs grossières et d'affirmations péremptoires,
peut, un siècle durant, être prise au sérieux
par des compilateurs qui ne se donnent pas même la peine
de vérifier la validité de leurs sources.
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Galilé devant l'Inquisition romaine
(23 septembre 1632)
Peinture de Cristiano Banti |
L'ignorance dans les domaines de la Philosophie
ésotérique est
aujourd'hui presque absolue parce que les rares tentatives
qui ont été faites pour la divulguer ont toutes
été accueillies avec la même mauvaise
foi. Quiconque en rend témoignage en terme positifs
est déclaré menteur ou stupide. Il suffit pour
s'en rendre compte de regarder les articles d'encyclopédie
consacrés à Paracelse (que
l'on juge sans le lire et qu'on lit sans le comprendre),
au Comte de Cagliostro (lequel ne fut
jamais Joseph Balsamo), au Comte de St Germain (dont
peu s'avisent qu'on le confond avec un aventurier, un certain
Gauber, qui s'amusa à singer ses faits et gestes dans
les salons parisiens), etc.
Madame Blavatsky ne pouvait faire exception.
Un siècle plus tôt, elle eût terminé
sa carrière dans les cachots de l'Inquisition, en compagnie
de Cagliostro. Elle aura seulement enduré les calomnies
de la Société de Recherches Psychiques (S.P.R.)
de Londres ou d'un René Guénon (pour
ne citer que les plus connus), avant de connaître
la discrète réhabilitation que finiront par
lui valoir les mises au point de Walter A. Carrithers
(alias A. E. Waterman) et Vernon Harrison.

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