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L’Être
et
Sa Manifestation :
l’Un et le multiple |
| Leçon du premier jour... |
· L’Être
en Qui tout est et vit est Un et la Création révèle
Sa Manifestation ;
(c’est pourquoi avant de
prendre la feuille de papyrus dans les mains, le Prêtre Égyptien
montrait à l’assistance le Disque Solaire, représentant
la Divinité par sa Création).
· L’Un
est « un » en lui-même ;
(la feuille
est une en elle-même, c’est pourquoi le Prêtre la montrait
en premier lieu ; elle constitue une Unité) ;
· L’Un
présente d’abord Deux Aspects de Lui-Même
(la feuille,
l’Unité, puis une de ses faces qui, jointe à l’Unité,
donne Deux ; aussi, le Prêtre montrait-il du doigt
la feuille et une face) ;
· L’Un
présente aussi Trois Aspects de Lui-Même
(la feuille,
l’Unité, la première face jointe à l’Unité donnant
Deux, puis la deuxième face qui, jointe à la précédente
et à l’Unité, donne Trois ; c’est pourquoi le
Prêtre montrait successivement la feuille, puis une
face, puis l’autre.)
Là s’arrêtait la leçon du premier jour :
L’Être de Qui tout procède
est Un et « Un » est
ce qui Le définit Lui-Même.
L’Un est donc
Un mais Deux et Trois en Lui-Même et étant
Tel, partout où ce Trois viendra à l’existence,
la Pensée de l’Un, Idéation Première,
aura force de Loi [2]. |

Étant
Deux et Trois, le Un porte en lui le premier Pair (2)
et le premier Impair (3) ; ce faisant, il
contient toutes les possibilités de son devenir :
la succession des Nombres. Tous les Nombres, après
le Trois, résultent de la combinaison du Pair et de
l’Impair, lesquels ont leur source dans ces Pair et
Impair-Racines : le Deux et le Trois : 4,
par exemple, = 1 + 3 ou 2 + 2.
Régissant la succession des Nombres, le Un s’adjoint
toujours à ce qu’il a précédemment engendré, rappelant
qu’Il est le Tout générant et contenant le Multiple.
Ceci
explique que le meilleur symbole attribué à la Divinité ait été et
soit toujours un Triangle, la Loi
du Triangle ou Loi
du Ternaire gouvernant donc tout ce qui est.
Ainsi, toute expansion
de l’Idéation, ou Expression
Divine dans l’Univers, résulte de la présence d’un
Ternaire-gouverneur ; le Premier
Ternaire,
Kéther,
Chokmah, Binah, est l’Expression Pure de la Pensée
Divine, absolument inconcevable. Le Troisième Ternaire
actif, par exemple, canalisant l’idéal de l’Amour,
de la Paix, de la Beauté, de l’Harmonie, est formé par
Tiphéreth, Netzach et Hod.
| L'intégralité du texte
contenu dans ces pages et intitulé « La
Leçon de l'Égyptien » est
extrait de l'ouvrage d'Alexandre Moryason « La
Lumière sur le Royaume ou Pratique de la
Magie Sacrée au quotidien »,
Chapitre II, pages 62 à 79. Cet extrait (texte
et notes) est protégé par copyright — tout
comme l'ensemble de ce site. |
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