La notion et les mesures du Temps

« Les jours me glissent au bout des doigts,
il me manque un fuseau. »
Tcheng Wi Mo, poète chinois

sablier

Le Temps est un concept auquel l’être humain — pris dans cette valse ininterrompue mêlant passé, présent et avenir — donna de nombreuses définitions, selon les cultures et l’évolution de la Conscience prévalant dans une Civilisation donnée.

Avant d’aborder l’aspect pratique des Heures Planétaires, il convient d’esquisser les rapports réels et conceptuels, entre l’homme et le Cosmos. En effet, de même que les notions d’Espace et de Temps sont des notions considérées à tort comme familières, ainsi que le démontra Einstein dans sa théorie de la Relativité, de même, en ce qui concerne notre appréhension des réalités universelles, nos idées « spontanées » sont encore restées largement « aristotéliciennes[1] »  et souvent très matérialistes de surcroît.


[1] ) La vision cosmologique géocentrique (la Terre est centre du Monde), d’Aristote (philosophe grec du IVe siècle av. J.C.) confortant celle d’Eudoxe de Cnide (philosophe grec, disciple de Platon ; 408-355 av. J.C), reprise par Thomas d’Aquin (philosophe et religieux italien du XIIIe siècle), et érigée en dogme, entrava le développement de la Science, sinon celle de l’Astronomie, jusqu’au XVIIe siècle. En effet, selon cette conception de l’Univers, la Lune, le Soleil et les autres planètes à l’exception d’Uranus, Neptune et Pluton (car trop éloignées et invisibles alors), corps célestes sphériques et fixes, gravitent autour de la Terre. Le tout est enfermé dans la Sphère des Étoiles.