Le Travail des Adeptes jusqu’à la fin
du XIXe siècle

Après cette charnière historique qu’est la Renaissance en Europe, la pensée s’envole et les « Lumières » du XVIIIe siècle viennent éclairer le ciel encore noirâtre des autodafés et des reniements contraints… (pauvre Galilée !).

Les mentalités changent. Les peuples bougent. Un vent nouveau souffle et va bientôt bouleverser toutes les destinées.

L’action des Adeptes fut énorme tout le long du XVIIIe siècle et surtout au dernier quart de ce dernier. (voir « le Programme des Adeptes au XVIIIe siècle »).

En effet, s’il fut un temps où tous les espoirs d’instaurer enfin le « bonheur du genre humain » prirent leur essor, ce fut bien en ce siècle. Et de fait, malgré l’affreux dérapage de la Révolution Française (notamment la Terreur), malgré les Guerres dites « napoléoniennes » — mais dont la cause véritable réside dans les sept coalitions (la première commence en avril 1792 alors que « Bonaparte » n’est pas encore en scène) menées par les Régimes féodaux européens, sous la houlette d’une Angleterre tremblante de peur devant l’éveil des peuples et la libération des individus — malgré toutes les résistances, le Programme des Adeptes réussit en partie par :

  • La mise à mort — qui fut lente, il est vrai, car elle a duré presque un siècle et demi après la Révolution — de l’emprise de l’Église sur la Société ;
  • Le partage du pouvoir, confisqué depuis le IXe siècle par la caste aristocratique (au moment où les titres de noblesse, originairement liés à des fonctions administratives et guerrières, devinrent héréditaires) ;
  • L’esprit « scientifique » qui éclôt et qui tend de plus en plus à découvrir le monde et l’aider de ses découvertes ;
  • Les conséquences furent énormes pour l’Humanité. La France exporta, dit-on sa Révolution. Ce fut un pas de géant car toute l’évolution du XIXe siècle est l’enfant de ces événements à la fois tragiques et prometteurs du siècle précédent.

Au XIXe siècle, les découvertes scientifiques vont bon train et en sa fin, les Adeptes opèrent ce qui fut une « Révolution » aussi, si l’on réfléchit bien au phénomène, mais que les Forces de l’Ombre (inspirant et poussant à une action destructrice les êtres humains en utilisant leurs failles mentales et psychologique) s’acharnèrent à effacer : la révélation au monde — enfin ! — de l’existence de la Confrérie des Adeptes, de cette fameuse Fraternité de Lumière qui, de Pythagore à Apollonius de Tyane, de Julien l’Apostat à Pic de la Mirandole, de Giordano Bruno à Alexandre de Caglisotro, était évoquée « sous le manteau », dans le secret des Temples Antiques puis dans le mystère des Loges Hermétiques d’Occident. Ce fut H.P. Blavatsky, Disciple de service en ce moment là, qui en paya le prix.

Il est certain, en effet, que jamais depuis la fermeture des Temples d’Égypte, on ne vit en Occident s’offrir une telle Connaissance de l’Histoire de la Terre, un véritable aperçu des Annales Planétaires et un pareil exposé sur la structure de l’être humain et le Chemin, clairement défini, qu’il devait emprunter pour se libérer de sa sinistre condition. L’Orient, bien que sous une présentation très altérée — l’Hindouïsme, le Bouddhisme Exotérique, entre autres — détenait d’immenses pans de ce Savoir sacré et les Textes Védiques sont là en témoignage de ce passé.

Ceci est un très rapide aperçu, exprimé en mode général, de ce qu’a pu être ce Travail.