Où la Destinée gouverne les ignorants…

…mais le Sage gouverne les Étoiles…

Astrologue

« L’Astrologue »

 

Aux prémisses de la Pensée Humaine, la Terre, siège de l’humanité, était le centre d’un monde qui s’ordonnait autour d’elle, le ciel inclus. Cette Terre-là n’avait pas de forme bien précisée, sinon celle de prime abord, d’une étendue plate aux confins de laquelle s’étendaient des limbes mystérieux. Rien ne laissait supposer qu’elle fût un objet à la forme déterminée, situé dans un Univers défini, et encore moins qu’elle pût y être en mouvement.

Ce sont les Grecs qui, les premiers[1], conçurent la Terre comme un objet à la forme sphérique ; cette conception donna à la Terre son autonomie dans l’Espace, en tant que « globe terrestre », à l’extension donc limitée.

La conception de son mouvement, qui ne sera élaborée qu’à la Renaissance, lui donnera son statut de planète dans l’Univers. Jusque-là, en raison des « apparences » premières, la voûte céleste paraissait tourner autour de la Terre, ainsi Centre de l’Univers, même si les planètes, non encore reconnues comme telles, semblaient être des étoiles aux mouvements complexes.

En conséquence, au cours des siècles, l’homme — ou du moins les esprits supérieurs de périodes reculées de notre Histoire puis, plus proches, de la Renaissance — prit peu à peu conscience, par l’observation des apparences, de l’organisation gigantesque et merveilleusement ordonnée que constitue la voûte céleste, le mouvement des astres et la « géométrie des Orients » ou géométrie qui règle les Quatre Points Cardinaux.

De cette première observation, les prêtres et les astrologues d’antan déduisirent, au regard du transit des corps célestes au travers des constellations, que le Cosmos « signait » la Destinée de chaque être humain (la destinée terrestre) mais « mesurait » aussi « le Temps des événements », c’est-à-dire de l’évolution des Empires et des Civilisations, du cours de toute notre Histoire.

L’homme put alors analyser scientifiquement les « signatures » ou influences diverses des corps stellaires selon la nature de ces derniers :

  1. « les mesures » à travers les rythmes temporels de ces corps;
  2. « la géométrie » à travers les aspects relationnels de ces corps (concordances ou dissonances appelées en Astrologie « conjonction », « opposition », « quadrature », « trigone », etc.).
Le monde

« Systema solare et planetarium »

La connaissance récente des lois relatives à la mécanique céleste fut donc précédée pendant de nombreux siècles[2] de cette Science des « influences » et des « vertus » astrales qui façonnent subtilement l’homme et son environnement. Ce « savoir », issu de la compréhension mais aussi et le plus souvent de l’intuition ou induction de Lois Cosmiques Universelles, se concrétisa –  en raison de la nature prométhéenne de l’homme –  en un « savoir-faire »[3] dépendant du degré de pénétration conceptuelle des individus et du comportement culturel des Civilisations et des races humaines à travers les âges.

Ainsi la Pensée Antique fondait-elle sa Doctrine sur les liens existant entre le Ciel et la Terre, liens qui déterminent et qui conditionnant, de ce fait, les événements terrestres. La conception de l’existence de ces liens précis, aux effets confortés par l’expérience, était pourtant basée sur l’observation du mouvement apparent et donc illusoire de la voûte céleste et des astres y naviguant.

Ce mouvement est, en effet,  illusoire car le Zodiaque, par exemple, n’est que le voyage imaginaire du Soleil à travers le ciel vu de la Terre. Et de fait, le Soleil ne se trouve pas « dans » un des Signes du Zodiaque mais semble s’y trouver lorsqu’il passe entre la Terre et les constellations au cours de « nos » saisons ; toutefois, cela n’est qu’un point de vue. Il en est de même pour les planètes et les aspects astrologiques…

Si donc la Terre n’est plus pour nous le centre du Système Solaire depuis quelques siècles[4], nous devons cependant convenir aujourd’hui que notre Système Solaire n’est pas le Centre de l’Univers autour duquel se meut le Zodiaque.

Ainsi le Principe même de l’influence des constellations, du soleil et des planètes est-il fondé sur une Grande Illusion ; toutefois,  il est aujourd’hui la seule Vérité – au regard du vaste Univers – que nous puissions percevoir sinon comprendre.

 


[1] Nous ne faisont référence qu’à la période historique communément acceptée, passant sous silence l’ère atlantéenne…
[2] ) Jusqu’au XVIIe siècle, tous les grands astronomes étaient, plus ou moins, des astrologues (Képler, par exemple, pour ne citer qu’un nom illustre).
[3] ) « Savoir-faire » souvent considéré comme “magique” en raison de l’ignorance populaire des Lois régissant les phénomènes universels.
[4] Le bouleversement que constitue l’abandon du Géocentrisme rencontra de vives résistances que révèlent les célèbres procès faits par le Saint-Office à Galilée, de 1616 et de 1633 ; ce dernier ne put gagner sa cause, sans être convaincu, du reste, du bien fondé des concepts de l’Église et son fameux « Eppure si muove  » illustre sa position…