Sexualité et Discipulat

 

Cette page a semblé nécessaire pour contribuer à éclairer la relation entre Sexualité et Discipulat.

En effet, tous les Chercheurs sur le Sentier, à un moment ou à une autre de leur démarche, se trouvent confrontés à cette question en raison de leur lecture de ce qu’en relate la littérature ésotérique ou religieuse. Ils rencontrent partout — et ici même d’ailleurs — des mises en garde voire des interdits dans ce domaine si essentiel de la vie. Essentiel, car il révèle l’action fondamentale de l’électromagnétisme agissant dans chaque être humain comme il agit dans l’Univers et qui est l’origine de toute existence.

L’ascèse qui est exigée de ceux qui s’approchent de très près de l’Adeptat (Sexe et Adeptat) n’est pas celle qui est demandée à ceux qui commencent à fouler le Sentier de Lumière et a fortiori à ceux qui le perçoivent ou le ressentent intuitivement.

Le mode de vie demandé à la plupart d’entre nous est une vie faite de « mesure » ; c’est là le maître-mot, « la mesure » :

  • Mesure dans la sexualité, ce qui n’implique donc pas l’abstinence. Celle-ci peut être suivie pendant un mois, quelques mois, à des fins spirituelles précises puis, nous reprenons le cours de notre vie, sans débordement mais sans castration volontaire. En réalité, plus nous progressons sur la Voie de l’Esprit, plus nous purifions la substance qui compose nos corps (corps physique et corps subtils), moins nous ressentons cette impulsion vitale première car, sans nous en apercevoir, nous avons amorcé — par nos pratiques spirituelles, théurgiques… — la transmutation de nos Feux Intérieurs : les Feux Inférieurs commencent à alimenter les Feux Supérieurs (généralement embryonnaires). Tout se fait naturellement et sans souffrance ; nous expérimentons, au début, juste la tension que crée en nous la décision d’exercer notre volonté de maintenir une « mesure » ou procéder à une période d’abstinence que nous déterminons nous-même.
  • Mesure dans l’alimentation, ce qui n’implique donc pas nécessairement le végétarisme et a fortiori le végétalisme. Chacun mange ce qu’il ressent être bon pour soi ; il n’y pas de règle si ce n’est celles de la santé que l’on retrouve mentionnées dans tous les livres traitant de l’hygiène alimentaire.

Il faut nous rappeler que si le Chemin menant vers l’Esprit est dans un sens Destructeur (l’Aspect Shiva – Ier Rayon de l’Univers) il n’est pas dévastateur : la Destruction, nécessaire, voulue par les Lois de l’Évolution, opère sur notre « égo », notre « moi inférieur », notre triple personnalité (corps physique, corps astral et corps du bas mental) afin de permettre, par l’affrontement d’épreuves diverses, l’émergence en nous de notre Essence Divine, Dieu en nous ; l’ascèse mesurée, intermittente et organisée par nous-même, s’inscrit donc dans cette Destruction salvatrice.

C’est ainsi que cette Remontée a toujours été décrite par les Textes Ésotériques ; c’est ainsi, du moins, qu’elle nous a été enseignée et que nous l’avons expérimentée.