Arrière fond de Lamaïsme Ésotérique dans la Doctrine Secrète

 
Le Bouddhisme Ésotérique recèle des Trésors relatifs à la Connaissance de l’Univers et de l’Homme, celle-là même que les Annales Planétaires la préservèrent en Orient.

Bouddha

Le Bouddha Gautama, à l’instar d’autres Grands Adeptes après Lui, enrichit cette Connaissance de données « pratiques » permettant d’atteindre la délivrance de chaque être humain de ce cycle de matière, empli de souffrances, dans lequel il s’enlise depuis des millénaires. A ce sujet, le Dr. Evans-Wentz, traducteur du Bardö Thodöl, précise : «  Le Bouddhisme ésotérique, ainsi qu’on l’a appelé à tort ou à raison, semble avoir été transmis « de bouche à oreille » et suivant les doctrines de ce genre selon une règle orale et établie de Gourou à Shishya (« disciple »).

Le Tibet conservait depuis la nuit des temps ces Archives planétaires et c’est donc dans cette Terre des Neiges que le Bouddhisme, dans sa plus pure expression ésotérique trouva refuge lorsqu’il fut chassé de l’Inde.

C’est donc le Lamaïsme officiel[1] qui servit de couverture, si cette expression est permise, à la préservation de la Connaissance Sacrée ou Tradition Occulte de la Planète.

Ceci explique aussi pourquoi Instructeurs indiens de Mme Blavatsky — le Maître Morya et le Maître Kout Houmi — entretenaient avec la Hiérarchie du Bouddhisme tibétain (plutôt qu’avec la Hiérarchie d’autres Traditions asiatiques)  des relations très proches.

Cette Doctrine ou Connaissance Secrète se situe donc en amont à toutes les Traditions philosophiques, notamment celles de l’Orient, ce qui explique que ceux qui n’ont pas eu accès à cette Source, de près ou même de loin, ont cru que H.P.Blavatsly avait altéré sinon mal compris ces Traditions.

Ses détracteurs (le Pr. Müller, R. Guenon, Coleman, Lillie, etc.) ne prirent pas garde, en orientalistes véritables ou supposés qu’ils étaient, à deux faits :

  1. L’approche des Doctrines Ésotériques orientales par les Universitaires européens est essentiellement livresque. Aucun d’entre eux ne devrait songer à se prononcer sur des « Sources ésotériques » auxquelles ils n’ont pas accès — et dont ils ignorent parfois l’existence même. A croire R. Guénon, il n’existerait aucun Ésotérisme bouddhiste !… « En effet, la vérité est qu’il n’y eut jamais de Bouddhisme ésotérique authentique ; si l’on veut trouver de l’ésotérisme, ce n’est point là qu’il faut s’adresser…»[2]
  2. Jamais « La Doctrine Secrète » n’a prétendu être du pur « Bouddhisme »  — et tant mieux si elle l’est tout de même. Moins encore se présente-t-elle comme du « Brahmanisme » . Elle se veut un commentaire de sources « antérieures » à l’un et l’autre.

 


[1] Organisation politico-religieuse qu’ont adoptée les Communautés Bouddhistes du Tibet dès le VIIe siècle de notre ère, jusqu’à former une structure théocratique où Deux chefs, l’un temporel et l’autre, religieux, se sont partagé le pouvoir à partir des XV-XVIe siècles, respectivement le Dalaï Lama et le Panchèn Lama.
[2] R. Guénon, « Théosophie, histoire d’une pseudo-religion » – p. 105.