Sexualité et Adeptat

 

alchimie

Nos temps modernes font une grande place à la sexualité et, compte tenu du mutisme hypocrite qui régnait dans les siècles précédents — excepté au XVIIIe siècle et encore, cette exception ne bénéficiait qu’à une élite trouvant dans une sexualité libre l’expression d’une contestation globale du système politique et sociale d’alors, dominé par l’Église — il nous paraît opportun d’aborder ce sujet dans le développement d’un thème aussi étrange que peut sembler le phénomène de l’Adeptat.

De plus, eu égard aux changements des mentalités occidentales, en cette fin de siècle et en ce début du IIIe millénaire, quant au concept de féminité et au statut des femmes dans la Société, il est pertinent également — du moins cela nous paraît ainsi — de considérer ou plutôt de reconsidérer brièvement cette question au regard de l’Ésotérisme en général et de  l’Adeptat en particulier.

Une antinomie enracinée dans l’inconscient humain

 
L’expression « la sexualité des Adeptes » recèle, en réalité, une profonde antinomie et le titre de cette page peut donc faire sourire ou étonner. En effet, s’agissant des Adeptes ou plus généralement des personnes ayant voué leur vie à une Quête spirituelle, la relation établie entre ces deux mots choque.

En réfléchissant, nous croyons expliquer l’acceptation de cette antinomie par la rémanence de la culture judéo-chrétienne dans notre inconscient, culture qui ne tolère ce type de pratique chez ces êtres dédiés à la Transcendance.

Mais ce rejet de la corrélation « sexualité-Adeptat » ou « sexualité-spiritualité » n’est pas le seul fait de l’Occident. L’Orient aussi, dans ses injonctions et ses pratiques spirituelles, souligne l’inadéquation entre une vie sexuelle « épanouie » (dans le sens que nous donnons aujourd’hui en Occident à ce qualificatif) et les cheminements spirituels, notamment celui, le plus difficile d’entre tous, qui mène à l’Adeptat (voir « La Voie de l’Adeptat »).

En fait, l’inconscient porte inscrit en lui une ancienne norme, lointaine et oubliée, tant les millénaires l’ont enfouie dans la psyché humaine.

La notion métaphysique de « Chute »

 

Adam & Eve
Adam et Eve
chassés du Paradis
(Masaccio – 1427)

Il s’agit de ce que aussi bien la Tradition Ésotérique que les religions appellent « la Chute ».

  • pour les Religions, « la Chute » se réfère à l’union sexuelle de l’homme et de la femme et qualifie cet acte de « mauvais », voyant en lui « les origines du mal » ; bien entendu, elles accusent les femmes d’être des « séductrices » et entraînant donc les hommes à faillir, oubliant la violence instinctuelle que portent les hommes en eux et voulant ainsi déculpabiliser ces derniers de la pression qu’ils exercent sur leurs compagnes ;
  • pour la Tradition, qui a une Connaissance approfondie du grand processus de l’évolution humaine, remontant ainsi à la nuit des temps, « la Chute » n’est que l’événement qui se produisit y à très longtemps[1] lorsque l’humanité, initialement androgyne, fut divisé en deux sexes, procédé qui permit « la densification » du corps ou « double » éthérique qui se concrétisa dans la forme physique dense qui est la nôtre depuis lors[2]. Tous les Mythes se réfèrent à cette période androgyne.

Considérée ainsi, selon la Tradition, « la Chute » — appelée « la première chute » — ne recèle aucun concept avilissant ou dégradant ; il s’agit d’un procédé menant à la densification voulue par les Lois Universelles agissant à un certain point atteint par le développement de notre système planétaire.[3]

Toutefois les abus dans la pratique de cette union sexuelle, effectuée « hors saison » et donc sans intention de la simple procréation, amena ce qui est appelé « la deuxième chute ».


[1] Il y 18 millions d’années lorsque l’Humanité était dans sa Troisième Phase raciale (ou 3e Grande Race — ou Race Lémurienne) laquelle, aux trois quarts de son parcours, n’était pas encore pourvue de corps physique dense comme le sont les nôtres aujourd’hui (ce qui explique que « l’homme n’est pas encore apparu sur Terre » à cette époque au regard de la Science occidentale.

[2] De grands changements marquèrent le corps humain au cours de ces millions d’années…

[3] Il s’agit de la 4e Ronde — ou Circuit opéré par la Vie (donnant les êtres humains) dans ce système terrestre ou Chaîne Terrestre — sur le Globe terrestre dense (« 4e Globe » de cette Chaîne).

Conséquences de la « Deuxième Chute »

 

Cercle des amours
Le Cercle des Amours (Rodin)

Les conséquences d’une sexualité intense provoque une densification des sens, c’est-à-dire une fréquence vibratoire dans les trois types de substances subtiles — invisibles — composant notre triple structure dense : notre double éthérique, notre psychisme et notre mental. Cet alourdissement des substances est non seulement un véritable obstacle à l’éveil des sens spirituels mais conduit, à terme (par des excès multiples), à une diminution progressive de la possibilité d’Éveil de la Conscience Supérieure, notre « Moi Profond », Dieu en Nous, notre « Atma-Bouddhi-Haut Manas ».

Cette ultime conséquence est, nous le comprenons aisément, l’opposé du Chemin de l’Évolution spirituelle, le contraire absolu de la Transcendance par le « retour à l’Esprit ».

Il est donc patent que si toute vie dédiée à la Spiritualité exige une ascèse (progressive et contrôlée afin de ne pas porter préjudice à la santé physique, psychique et mentale du Chercheur) — ou du moins un contrôle de la sexualité — la Voie de l’Adeptat, renforce cette exigence et qu’enfin, l’état d’Adepte se fonde sur une non-sexualité.

La notion de « non–sexualité »

 
Cette notion signifie simplement que l’Adepte n’est plus soumis à l’attraction électromagnétique vitale ou animale qui se déclenche habituellement entre deux personnes de sexe opposés. Il n’est, soumis, d’ailleurs, à aucune attraction de ce type et envers qui que ce soit.

Ceci s’explique par la transmutation totale de la nature de son énergie vitale : celle-ci ne contient plus une seule parcelle d’animalité.

Par conséquent, aucune frustration perturbatrice, aucun trouble émotif engendré par une attirance quelconque, aucune pensée liée à ce type de relation, ne viennent troubler son mode d’être et donc son comportement.

Étant libéré de ce qui constitue chez l’être encore « humain » une chaîne de nature animale, il n’est en aucun point troublé par la présence d’une personne de sexe opposé :

  • S’Il a un corps d’homme, Il peut enseigner à une femme ou à des femmes, en toute quiétude, dans une relation claire de Maître à disciple, sans qu’un désir amoureux (même non exprimé) et un certain vampirisme (souvent inconscient de la part de Gourous encore « humains » entourés de femmes) n’interfèrent dans la relation.
  • Si cet Adepte a un corps physique féminin, Elle peut enseigner à un homme ou à des hommes, en toute quiétude, dans une relation claire de Maître à disciple, sans qu’un désir amoureux (même non exprimé) et des tentatives de séduction (même imperceptibles) n’interfèrent dans la relation.

La notion de « non-sexualité » n’implique donc pas une ascèse frustrante mais une libération de ce qui fait qu’un être reste encore « humain » et n’est pas devenu « divin » (l’état d’Adepte).

Mariage et Adeptat

 
La non-sexualité de l’Adepte n’implique pas que Celui-ci ne puisse pas assumer une relation sexuelle contrôlée, c’est-à-dire effectuée dans le but de procréer parce que la naissance d’un être est prévue dans sa Mission.

À titre d’exemple, nous avons le Grand Marpa, dit le Traducteur, ayant atteint l’État sublime de l’Adeptat, qui était marié à une autre Adepte, Dakmema ; Marpa fut le Maître du célèbre et non moins Grand Milarepa lequel vécut dans le célibat le plus complet et enseigna le Dharma à de nombreux disciple. L’Adepte Franz Bardon fut marié aussi.

Toutefois, le mariage, tel que nous le considérons d’un point de vue humain (fondé sur une sexualité pratiquée à des fins hédonistes et non pas uniquement à des fins procréatrices) n’est pas le fait des Adeptes.

C’est plutôt le célibat ou alors une abstinence sexuelle dans le cadre du mariage qui est leur mode de vie habituel, même si la vie commune se poursuit (l’Adepte aide occultement, par des exercices de respirations appropriées son conjoint s’il (ou elle) n’a pas la même évolution spirituelle que lui (ou qu’Elle) de manière à ce que soient recyclées ses énergies et qu’il ou elle ne soit donc pas perturbé (e), frustré (e), par ce type de relation).

Sexualité et Discipulat

 

Cette page a semblé nécessaire pour contribuer à éclairer la relation entre Sexualité et Discipulat.

En effet, tous les Chercheurs sur le Sentier, à un moment ou à une autre de leur démarche, se trouvent confrontés à cette question en raison de leur lecture de ce qu’en relate la littérature ésotérique ou religieuse. Ils rencontrent partout — et ici même d’ailleurs — des mises en garde voire des interdits dans ce domaine si essentiel de la vie. Essentiel, car il révèle l’action fondamentale de l’électromagnétisme agissant dans chaque être humain comme il agit dans l’Univers et qui est l’origine de toute existence.

L’ascèse qui est exigée de ceux qui s’approchent de très près de l’Adeptat (Sexe et Adeptat) n’est pas celle qui est demandée à ceux qui commencent à fouler le Sentier de Lumière et a fortiori à ceux qui le perçoivent ou le ressentent intuitivement.

Le mode de vie demandé à la plupart d’entre nous est une vie faite de « mesure » ; c’est là le maître-mot, « la mesure » :

  • Mesure dans la sexualité, ce qui n’implique donc pas l’abstinence. Celle-ci peut être suivie pendant un mois, quelques mois, à des fins spirituelles précises puis, nous reprenons le cours de notre vie, sans débordement mais sans castration volontaire. En réalité, plus nous progressons sur la Voie de l’Esprit, plus nous purifions la substance qui compose nos corps (corps physique et corps subtils), moins nous ressentons cette impulsion vitale première car, sans nous en apercevoir, nous avons amorcé — par nos pratiques spirituelles, théurgiques… — la transmutation de nos Feux Intérieurs : les Feux Inférieurs commencent à alimenter les Feux Supérieurs (généralement embryonnaires). Tout se fait naturellement et sans souffrance ; nous expérimentons, au début, juste la tension que crée en nous la décision d’exercer notre volonté de maintenir une « mesure » ou procéder à une période d’abstinence que nous déterminons nous-même.
  • Mesure dans l’alimentation, ce qui n’implique donc pas nécessairement le végétarisme et a fortiori le végétalisme. Chacun mange ce qu’il ressent être bon pour soi ; il n’y pas de règle si ce n’est celles de la santé que l’on retrouve mentionnées dans tous les livres traitant de l’hygiène alimentaire.

Il faut nous rappeler que si le Chemin menant vers l’Esprit est dans un sens Destructeur (l’Aspect Shiva – Ier Rayon de l’Univers) il n’est pas dévastateur : la Destruction, nécessaire, voulue par les Lois de l’Évolution, opère sur notre « égo », notre « moi inférieur », notre triple personnalité (corps physique, corps astral et corps du bas mental) afin de permettre, par l’affrontement d’épreuves diverses, l’émergence en nous de notre Essence Divine, Dieu en nous ; l’ascèse mesurée, intermittente et organisée par nous-même, s’inscrit donc dans cette Destruction salvatrice.

C’est ainsi que cette Remontée a toujours été décrite par les Textes Ésotériques ; c’est ainsi, du moins, qu’elle nous a été enseignée et que nous l’avons expérimentée.

Le Sexe du corps physique et l’Adeptat

 
On parle toujours des Adeptes au masculin. Cette certitude s’est fortement consolidée au cours des siècles parce que l’on a toujours eu sur cette question le regard d’une humanité encore en lutte avec ses racines animales et non celui d’un « humain accompli », celui qui a maîtrisé et dépassé les passions physiques et émotionnelles grâce à un Mental spirituellement développé[1]

En fait, s’agissant d’une incarnation dans un corps d’homme ou de femme, l’Adepte prend le corps physique le plus approprié à sa Mission :

  • Si celle-ci est publique, « il » prendra un corps physique correspondant aux critères déterminant la crédibilité (qu’il devra nécessairement conquérir auprès de ses contemporains afin d’effectuer sa Mission) prévalant dans une Civilisation donnée.

    Lorsqu’Ils durent se manifester au monde, un monde dominé par des êtres de sexe masculin, Ils prirent la plupart du temps un corps physique masculin, sinon leur Message — déjà difficilement accepté —  n’aurait même pas été écouté et « Elle » aurait été mise en pièces… un peu plus tôt… Considérons le sort que le monde réserva aux Disciples telles qu’ Hypatie d’Alexandrie ou Héléna P. Blavatsky pour lesquelles il était, d’un point de vue occulte, « nécessaire » qu’elles prissent un corps de femme.

    Il est des Adeptes que les Théosophes du XIXe siècle (et ceux d’aujourd’hui encore) croyaient, en toute sincérité et parce qu’ils ne Les avaient pas vus, être de sexe masculin car le contraire eût étonné, voire choqué les mentalités, alors qu’il n’en fut rien ; David Anrias, dans « Through the eyes of the Masters » publie des portraits d’Adeptes qu’il a dessinés, et pour certains, de manière tout à fait archétypale…

  • Si cette Mission est complètement occulte, l’Adepte vit dans un retrait total, souvent au milieu de ses Pairs (parfois seul ou au contact d’êtres humains sans que ceux-ci sachent Qui Il est ; voir Franz Bardon) et le corps physique adopté en une vie donnée dépend du type d’Énergie (à dominante électrique ou à dominante magnétique) qu’Il ou qu’Elle devra canaliser ou avec laquelle Il ou Elle devra « travailler » pour le Bien de l’Humanité.

Entre Adeptes, le fait qu’un corps physique soit de polarité électrique ou magnétique — masculine ou féminine — n’a aucune importance ; la relation de séduction ne prévaut pas entre ces Êtres ; la sexualité n’est plus de leur fait.

L’Orient[2] — paradoxalement, car une déconsidération des femmes y prévaut généralement aussi — nous offre des figures adeptiques féminines. Une, parmi Elles, est connue car Elle eut une vie publique et reçut la « reconnaissance » de ce qu’Elle était de tous (Orientaux et Occidentaux). Ce fut Mâ Ananda Moyî[3], qui vécut au XXe siècle et qui quitta ce monde en 1982.

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Mâ Ananda Moyî

D’autres sont beaucoup moins connues car les textes traduits et présentés aux Occidentaux tendent à effacer leur présence de l’Adeptat. Lorsqu’on parle d’Elles, on les présente comme des « partenaires yoguiques », de simple instrument à caractère sexuel devant seulement contribuer au Cheminement de celui qui devient un Adepte. Il n’en fut rien et tel ne fut pas d’ailleurs le fondement de ce Cheminement. Ainsi donc, Dakmema, l’épouse du Grand Adepte tibétain Marpa, fut également une Adepte.

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Yéshé Tsogyal

On s’attarde très peu sur le fait que le Grand Padmasambhava — le Boddhisattva qui amena au VIIIe siècle de notre ère le Bouddhisme au Tibet — donna son Enseignement Occulte à Yéshé Tsogyal[4] qui atteignit l’Éveil Complet. Rappelons aussi que Naropa, l’Adepte qui enseigna Marpa, reçut son Enseignement occulte d’une part de Tilopa mais d’une Yoguini, qui fut donc aussi son Maître. Plus près de nous, nous avons de Grandes Initiatrices en Dzog-Chen, Jetsunna Tshewang Grolma et Péma Dundul ;cette dernière fut le Maître du fameux Chandchub Dorjé, autre Maître Dzog-Chen qui vécut 135 ans (il naquit en 1826 et mourut en 1961).

Retournant dans l’Occident méditerranéen, nous n’oublierons pas de rappeler que dans un monde, non pas simplement masculin mais littéralement misogyne tel que fut celui de la Grèce Antique, le Grand Socrate eut pour Maître la belle Diotimé qui lui enseigna ce principe philosophique qu’il pratiqua avec excellence : la maïeutique ou l’art de faire « accoucher » un être — par un dialogue savamment mené — de la Vérité qu’il porte en lui.

Adepte-homme ? Adepte-femme ? : ceci n’est — comme l’est toute la problématique de l’Éveil ou Illumination — qu’une question de point de vue.


[1] Il s’agit du haut Mental et non du mental habituel, dévoué, la plupart du temps, à justifier les appétits et désirs des véhicules inférieurs.

[2] Nous devons nous méfier de l’altération des textes anciens réalisée au cours du temps par des hommes pour effacer l’Adeptat ou même le Discipulat au féminin ; on pensait que si les femmes choisissaient, comme les hommes pouvaient le faire, la Voie Spirituelle, une baisse des mariages et donc des naissances serait à craindre pour des contrées où « des bras au travail » (des enfants à naître) étaient une nécessité de survie. Il en fut ainsi de nombreux textes bouddhiques (où l’on fait notamment dire au Bouddha Gautama que si la diffusion du Dharma est confiée à des nonnes, celui-ci ne durerait pas plus de cinq cents ans…) ; il en fut ainsi du poème de Nagarjuna , (Ier-IIe siècle ap. J.-C.). Il faut se souvenir aussi de ce que le Bouddhisme, fusionnant avec le Taoïsme (ce qui donna la Tchan chinoise et le Zen japonais) a, dès son émergence, suivi la Loi Universelle de l’Egalité entre les deux sexes, les deux polarités de l’Univers. Le « Therigatha » — texte bouddhique du VIe av.J.-C. -— , recueil de poèmes composés par des nonnes bouddhistes quasi contemporaines du Bouddha Gautama, et traitant de l’Éveil, est révélateur de cette non discrimination initiale. Cette ouverture et acceptation de fait des femmes dans les Confréries Ésotériques orientales se retrouvent aussi chez les Soufis (de la Perse au Maroc).

[3] Ma Ananda Moyi est née en 1893. Pour ses disciples et ceux qui l’approchèrent, elle vivait dans un état supérieur de Samadhi. Un tel cas de libération est rarissime, même aux Indes. En toute humilité « Ma » disait : « Ma conscience ne s’est jamais identifiée avec cette enveloppe charnelle temporaire. Avant d’être sur terre j’étais la même ». Illettrée, sa Sagesse étonna néanmoins les nombreux intellectuels qui, attirés par sa renommée, vinrent l’interroger ou même lui tendre des pièges. Elle consola les malheureux qui venaient a elle et effectua des guérisons par sa seule présence. Ma Ananda Moyi, « ce corps » (elle parlait d’elle ainsi) s’est éteinte le 27 août 1982.

[4] Dans le Tibet du VIIIe siècle, le Grand Maître indien Padmasambhava trouva en Yéshé Tsogyal, jeune épouse du roi, une disciple d’une foi et d’une sagesse extraordinaires. Grâce à une série d’épreuves inimaginables, celle-ci va atteindre la complète réalisation spirituelle.Lire « La vie de Yéshé Tsogyal, souveraine du Tibet » de Gyalwa Tchangtchoub et Namkhai Nyingpo- Éd. Padmakara. Plein de fraîcheur et de poésie, ce texte recèle un trésor d’enseignements dont la profondeur reste encore aujourd’hui intacte.